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Tata Maroc

Politique environnementale sud Maroc
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Femmes et bijoux Amazigh en Region de Tata
Publié le : 25 12 2011
Newletters Dar Infiane Tata Valoriser l'identitaire local comme régional


Développement durable et Tourisme Vision 2020 : Les professionnels doivent être présents !
Publié le : Publié le : 04.12.2011 | 16h15
Dans un contexte de «printemps maghrébin» d'«automne européen et méditerranéen» avec une crise de l'euro exacerbée, les besoins «fondamentaux» du Maroc restent les mêmes : croissance, chômage, équilibres budgétaires. Il faut donc répondre à la demande sociale ! Ceci est valable pour tous les secteurs et en particulier celui du tourisme qui doit réfléchir aux actions génératrices de revenus, à l'accompagnement des PME-PMI locales, régionales actrices et promotrices de l'emploi. LE MATIN : Un peu partout dans le monde, nous sentons l'accélération du changement dans notre rapport au temps et à l'espace. Tout évolue, tout bouge en même temps sans lien apparent si ce n'est la mondialisation. Qu'en est-il au vu des évolutions rapides qui s'opèrent ? PATRICK SIMON : Nous assistons à un paradigme de changement. Tout change et nous le voyons avec une économie mondiale qui s'interroge et n'arrive pas à se réguler en des temps admissibles et acceptables dans l'évolution d'un marché qui exige des résultats, avec une période d'élections aux quatre coins du monde, qui, comme toujours, valorise et met l'accent, en superlatif, sur les exigences de tout un chacun face aux changements souhaitables. Autre élément d'accélération de ce changement, des régions qui se distinguent par rapport aux idées reçues et qui de ce fait interrogent sur le présent, le court terme, l'avenir, des idéaux qui s'expriment, osant en ces périodes remettre en cause les certitudes balisées, les conduites convenues, des hésitations et bouleversements dans les diverses parties du monde, et bien sûr «un printemps maghrébin» mais aussi en parallèle «un automne européen et méditerranéen», avec Grèce, Italie, Espagne, et aussi une économie européenne et un euro qui n'en finissent pas, au jour le jour, de nous interroger sur ce monde d'aujourd'hui, à tel point que l'on a du mal à les identifier, à les reconnaître. Tout cela en si peu de temps, et pourtant les besoins fondamentaux restent les mêmes, j'entends par besoins la croissance, le chômage, les équilibres budgétaires etc. Oui, en ces temps de mutations, il devient urgent de ne considérer dans les termes d'identification que le sens pragmatique de ceux-ci, à savoir le sens des réalités face à une situation rendue floue, car nouvelle et certainement riche en devenir, car elle constitue le fondement des jours nouveaux qui s'annoncent. Vous êtes dans le secteur du tourisme, comment s'annoncent ces jours nouveaux pour le développement durable et le tourisme Vision 2020 ? Le Maroc, dans sa volonté de conforter les options prises dans le cadre de la vision 2020, vient de consolider le Fonds de promotion de l'investissement touristique, permettant ainsi d'envisager les services de financements nécessaires aux avancées et structurations des objectifs fixés. Je pense à l'achèvement des programmes Plan Azur commencés pour finaliser la réalisation de projets intégrés se permettant ainsi dans la version «All Inclusive» de se donner la primeur de vivre un tourisme dans un environnement dont les packages englobent les diverses solutions demandées par un tourisme classique ayant à résoudre ainsi dans un espace réduit : authenticité, bien-être, animation, et ce dans une atmosphère touristique sereine, sécuritaire et cadrée dans un environnement défini, et identifié, donc vendable selon les critères du marketing touristique actuellement en vigueur et régissant les marchés porteurs, et diverses actions liées au secteur énergétique. À côté du développement durable, n'est-il pas temps de donner du sens concrètement au tourisme durable qui profite aux populations des terroirs? en d'autres termes, ne faudrait-il pas reconsidérer ces définitions de marketing que vous venez d'évoquer ? Sans les remettre en cause, parce que qu'il répondent à des besoins, il faudrait les redéfinir comme non essentielles : comme devant mieux tenir compte des composantes nouvelles, et mieux répondre à la notion d'intégration de résultats partagés, rapportés au développement durable dans ses composantes essentielles et actualisées. Il faut désormais intégrer les actions de valeur ajoutée en actions génératrices de revenus, en redéfinitions du partage d'un patrimoine régional, en accompagnement aux PME-PMI locales, régionales actrices et promotrices de l'emploi. Facile à dire, mais comment, car le plus difficile est de traduire ces ambitions par des plans concrets ? Nous définissons, depuis plusieurs années déjà, grâce à la proximité locale et régionale professionnelle des CRT, les besoins criants d'une prise en considération des besoins locaux d'intégration à l'élaboration et à la réalisation de ces projets par un rapprochement avec les notabilités et identifications culturelles locales, pour de meilleures intégrations. Nous avons sollicité depuis plusieurs années déjà, hélas ! les redéfinitions locales et régionales pour une meilleure redistribution des cartes, immédiatement et de manière rentable. Pour mieux prévenir, plutôt que d'avoir à guérir ! Pouvez-vous être plus précis en donnant des exemples plus concrets ? Il suffirait d'accorder, dans les projets, une importance conséquente, faisant force de modification et d'adaptation régionale, pour que dans les projets majeurs s'impose une distribution de 40% de ces réalisations et des travaux d'aménagements nécessités par ces réalisations à des PME-PMI locales, régionales, pour que l'emploi local soit associé à ces réalisations à hauteur minimale de 20%.Toujours dans ce sens, on peut penser que les projets énergivores, consommateurs en eau et pollueurs prennent en charge, sous forme de projets publics/privés, les participations régionales et locales dans le cadre de l'aménagement du territoire, nécessités par les modifications régionales apportées du fait de leurs implantations. Ces implantations seraient l'occasion de créer les activités locales et régionales créatrices d'emploi pour la défense de l'environnement, dans et autour des zones concernées par ces réalisations. Il en serait ainsi, tout en créant de nouvelles sources régionales de financements pour tous les secteurs de l'énergie, de la préservation de l'environnement,de l'efficacité énergétique avec créations et participations dans les programmes régionaux solaires ou éoliens, et ce pour les productions d'électricité, pour le dessalement des eaux saumâtres ou de mer, selon les régions d'implantation, pour les pompages, pour les recyclages des eaux résiduelles avec traitements urbains et agricoles, avec redistributions sectorielles pour une meilleure rentabilité régionale, pour le traitement des déchets de ces sites comme de ceux des collectivités locales alentour, et ce pour le respect de l'environnement à livrer aux yeux des visiteurs nationaux comme internationaux et pour l'ensemble des réalisations périphériques qui découlent de ces réalisations (habitat, agricultures, services, etc.). Les textes nécessaires existent et on pourrait, si la volonté politique existe, avancer rapidement. Il pourrait en être de même pour le respect de l'engagement des mises en place et fonctionnement des associations professionnelles des métiers du tourisme, culturelles et de l'environnement dans les CLS (Comités locaux de suivi) qui, en partenariat direct avec l'investissement touristique institutionnel, pourraient résoudre les problématiques des participations régionales intégrées, telles que la formation et les emplois adaptés aux besoins présents comme futurs, avec des orientations mieux définies, plus adaptées selon les besoins régionaux, l'adaptation et intégration des lieux et du patrimoine local pour de meilleurs partages et équilibres des fréquentations, la stabilité et la durabilité des séjours touristiques. Je pense également au partage et à de meilleures présentations des capacités et possibilités culturelles locales à des fins de survivance, de développement, de rentabilité de l'artisanat comme des produits culturels et du terroir. Enfin, et dans un registre différent, il devrait être redéfini, normalisé, adapté des solutions de meilleure gouvernance relatives à la responsabilité éco-sociale et éco-sociétale de la part des secteurs privés et publics. Cela consisterait à re...


Évoluer sans se perdre
Publié le : 12/10/2011
Quelle est la relation entre le décrochage des banques sur les marchés mondiaux et les tribus nomades du Grand Sud marocain. Aucune apparemment, et pourtant ! J`ai eu la chance de traverser une partie de cet immense territoire de l`Anti-Atlas au Grand Sud en plein mois d`août et pendant la période du ramadan. J`ai eu la chance d`y croiser des femmes et des hommes passionnés par l`avenir de leur pays et qui m`ont permis d`entre apercevoir le potentiel d`un territoire qui, malgré (ou grâce à) un mode de vie millénaire, est plus que jamais au centre d`enjeux qui préfigurent le monde de demain.Coincé entre sa façade atlantique, la Mauritanie, l`Algérie et le Maroc dont elle fait partie mais qui semble l`avoir oubliée, le Grand Sud marocain est une terre vierge qui reste comme suspendue. Imaginez des populations nomades qui vivent ici de leurs cultures et de l`élevage avec un revenu complémentaire de soixante-dix centimes d`euros par jour. Leurs principales valeurs sont l`eau, la nature et leurs troupeaux. Le temps pour eux, à l`image des paysages, n`a pas de limites et il revendiquent leur mode de vie sans obsession pour la ville ou pour le pouvoir tout en utilisant parfaitement les nouvelles technologies, le téléphone portable, l`énergie solaire, le GPS pour guider leurs troupeaux jusqu`aux points d`eau.Imaginez ces palmeraies créées par les Almoravides il y a mille ans ! Leurs connaissances scientifiques de la gestion de l`eau, leurs techniques éco-sociales et mathématiques pour capter l`eau dans les massifs montagneux et alimenter les nappes phréatiques par des systèmes de canaux souterrains ; l`importation des palmiers-dattiers en provenance d`Arabie ; les systèmes de culture à trois niveaux ; les agadirs ou greniers communaux, précurseurs de nos banques ; une organisation politique et sociale centrée sur l`intérêt commun, le partage. Des systèmes millénaires et opérants qu`aucune technologie moderne n`a pu aujourd`hui encore concurrencer.Des territoires arides et improbables qui sont essentiels à la connaissance de notre histoire puisqu`ils furent le berceau de la dynastie des Almoravides qui s`étendait jusqu`à Cordoue et qui sont aujourd`hui au centre d`enjeux internationaux avec un sous-sol riche en minerais tel que le phosphate, l`argent, le cuivre et cette façade sur la mer que convoitent tout autant l`Algérie pour évacuer son pétrole sur l`Atlantique que les promoteurs immobiliers pour y exploiter des kilomètres de côtes vierges et somptueuses.Combien de temps ces territoires resteront-ils ainsi suspendus ? Combien de temps résisteront-ils au tourisme de masse, aux intérêts géopolitiques ? Les incertitudes restent nombreuses. Mais je ne doute pas que ces peuples qui vivent dans la dignité malgré les tensions et les convoitises sauront, comme ils l`ont toujours fait, trouver avec les acteurs de la région, des réponses équilibrées aux nécessaires mutations contemporaines. Des réponses durables ayant valeur d`exemple et qui seront, comme elles le sont déjà, portées par les jeunes et par les femmes. Je ne doute pas qu`ils sauront s`ouvrir sur le monde tout en conservant leurs modes de vie, ce respect de l`environnement, cette vision intelligente du temps et de l`espace dont ils se nourrissent.Des kilomètres de pistes et de routes rectilignes écrasées par le soleil avec cette étrange sensation de rupture. Un voyage qui force à se poser des questions fondamentales. A s`interroger sur la durée, la différence. Qui sommes-nous, où allons nous, comment vivre ensemble, Si vous passez par Tata, n`hésitez pas à frapper à la porte de Dar Infiane. Son hôte, Patrick Simon, vous racontera la force et les enjeux de cette région.
doc

Tourisme solidaire et responsable Akka Nait Sidi - CR de Tissint
Publié le : 24 Septembre 2007
La chaleur est là ! Mais nous arrivons enfin à concrétiser nos nouveaux chantiers que sont la maison de gardien et le parc pour nos ânes avec "Monsieur, Madame et le Petit"
eh Oui, une naissance à notre campement nomade.
et pour la fin de l'été deux dromadaires.
Cela est forme de vie pour tous les intéréssés et preuve que les choses avancent.
Nouveauté également avec le démarrage au village d'un gîte d'étape (de future capacité de 26 lits avec douches et toilettes - patios privatifs) et surtout démarrage d'activités partenariales pour une nouvelle famille (pour les services cuisine - ménage etc),
Nouveauté encore avec démarrage d'un foyer féminin en travaux participatifs de la population où pourront être développées vanneries, tapisseries etc,
Nouveauté enfin avec démarrage des alimentations en assainissement, eau et electricité pour la maison d'accueil, maison des jeunes et maison de la Kabila !
Peut être (et sans doute) ignorez vous ce qu'est la Kabila dans les groupements humains du sud Maroc.
Les grandes familles ou tribus constituaient les regroupements humains dans les douars (ensemble de "dars" = maisons) ou Ksars (ensemble de douars ou de quartiers de familles ou communautés complémentaires (souches familiales etc): ces organisations vivaient en équilibre gràce aux activités de la Jemàà (comité des sages = chefs de familles)
La Jemàà, afin de régler les problèmes de logistiques ou techniques liées à la communauté, met en place un comité de la Kabila ( par election très démocratique de trois à quatre personnes selon l'importance du groupe)
La Kabila est chargée de régler les problèmes des travaux ou actions sociales et communautaires dans le pur équilibre du monde rural!
Il en est ainsi (pour exemples):
- pour l'organisation des "Moussems": fêtes religieuses et économiques par lesquelles seront organisées des ventes aux enchères dont le fruit ira dans la caisse commune de la Kabila et servira à financer certains travaux définis nécessaires pour la communauté, mais aussi et "pourquoi pas" les aides sociales aux familles en difficultés.
Cette caisse pouvait également servir pour tous les travaux collectifs (touiza) définis comme nécessaires pour conserver un équilibre durable (travaux sur chemins d'accès, sur les séguias, travaux communs, hammam, bassin, travaux sur maisons etc etc)

Selon l'importance des communautés et de leurs revenus la Kabila pourra avoir à gérer des biens de la Kabila que pourront être pour exemple "la maison de la Kabila" sorte de "Foundouq ou petit hotel" permettant d'accueillir les visiteurs ou familles lors des fêtes religieuses ou de familles.

Nos travaux seront suivis par la cellule d'éco tourisme solidaire et responsable avec des groupes désireux de venir participer.
Nous nous chargeons de convenir d'une démarche constructive et participative, en évitant vitesse ou précipitation:
- nous concevons vouloir préserver toute forme d'équilibre dans nos rapports solidaires et responsables.

Des groupes ont déja choisis de venir nous rencontrer.
On prévoit de développer pour les prochains chantiers, consolidation et restructuration des seguias autour des deux oueds qui nous entourent avec plantations de plantes aromatiques et médicinales afin de réimplanter abeilles et apicultures qui autrefois étaient sources de revenus et de satisfactions pour la population.
A bientôt
Simon



Un campement nomade fixe en partenariat avec population !
Publié le : 21 Février 2007
Afin de ne pas vouloir agir en voyeur, installé à Tata à Dar Infiane, il nous fallait trouver un lien avec la population locale. Nous trouvions la solution à Akka Nait Sidi, situé à mi chemin entre Foum Zguid et Tata, à côté de Tissint où des lieux enchanteurs de plateau désertique et de palmeraie Oasis furent définis par Charles de Foucauld qui y résida pendant une année et demi (1863/64)comme "Paradis sur Terre".
Se faisant passer pour juif il séjourna dans une maison du mellah du ksar de Tissint.
Il put y décrire de nombreuses scènes, us et coutumes, en véritable ethnologue dans son livre "reconnaissance du Maroc"
Nous devions faire en sorte d'envisager de sauvegarder la maison où il résida, nous nous attachions à reconnaitre à cette région un caractère tout particulier par sa position centenaire de gestionnaire du marché des plantes médicinales.
Avec la population d'Akka Nait Sidi nous envisagions un partenariat eco social et touristique afin d'élaborer des activités génératrices de revenus.
Nous commencions par la mise en place d'un campement qui nous permit , outre le fait de réaliser et construire des structures que nous voulions de bon niveau, d'envisager de gérer ces installations avec des familles locales.
Dans la continuité nous pensons poursuivre vers un eco et agro tourisme.
Avec un village surplombant le confluent de deux oued avec leur palmeraie, nous souhaitons, avec un tourisme solidaire, concevoir une restauration et intégration de diverses activités féminines et sociales.



Pour se balader, quelques définitions et termes du Sud Maroc
Publié le : 21 Février 2007
’Région de Tradition et de Modernité’’.

I/ L’Architecture Berbère :
Essentiellement rurale son application est le plus souvent domestique et défensive.
Parmi les constructions berbères vous distinguerez :
L’AGADIR : Grenier fortifié, sorte de ‘’coffre fort à l’ancienne’’, construction collective. Il est souvent situé dans des endroits difficilement accessibles et pouvait servir de poste de surveillance. Les Agadir Ruchers étaient défendus par les ruches domestiquées !
L’IGHERM : Ensemble de maisons construites aux angles d’un édifice.
LA’TIGHEMT : Habitation d’une ou plusieurs familles restant souvent vide plusieurs mois avec un gardien veillant sur les provisions qu’elle abrite. Elles sont utilisées au gré des saisons.
LES KASBAHS : construites selon pratiquement les mêmes principes avec Borges et Cherafas seuls les motifs décoratifs les distinguent.
Elles ont un caractère défensif, elles sont construites sur plusieurs étages.
LE KSAR : (pluriel ksours) A comparer avec le château entouré de murailles à l’intérieur desquelles sont regroupés maisons et greniers en borges (tours) afin d’abriter les sédentaires contre les attaques ennemies (RAZZIAS).

II/ Les Matériaux de Construction :
Terre, matériaux locaux, pierres, bois. Ce sont des matériaux simples qui, trouvés sur place, apportent une formidable intégration aux sites de ces constructions,
- les constructions peuvent être
- en pisé (terre battue et pilée dans coffrage)
- en adobe (blocs de terre séchés)
- en pierres et terre
Les constructions sont porteuses, les toitures sont fabriquées avec poutres, poutrelles en bois et structure plancher en terre.
Des motifs décoratifs géométriques agrémentent souvent façades, plafonds et menuiseries.
Ces mêmes matériaux servaient à construire des murailles (système défensif des villes) souvent pentagonales (5 angles) et qui formaient l’enceinte avec diverses portes (BAB).

III/ L’Artisanat
L’artisanat berbère : avec essentiellement des motifs géométriques (et exceptionnellement floral) il a pour objet le mobilier des agriculteurs et des nomades pour ce que sont les outils indispensables à la vie, les divers objets composant les parures.

L’art du textile : avec des matières premières d’origine végétale (Doum, roseau, raphia) et animale (laine, poils de chèvre).
Les matières utilisées varient d’une région à l’autre.

Le Tapis : Activité essentiellement féminine et familiale, il se re-développe avec la création de nombreuses coopératives.
C’est une tradition très ancienne employant pour les tapis berbères une laine de qualité supérieure. Les couleurs étaient végétales et minérales.

Le Hanbal : Tissage ras de laine et coton mélangés coloris à la base de matières végétales. Il est utilisé en couvertures ou en éléments décoratifs.

Le Hamdira : Tissé en laine pure et selon le cas avec des bandes de couleurs ou des dessins géométriques variés, il sera encore utilisé en couverture ou en hayk.

Poterie berbère : Généralement sans décor, elle constitue l’essentiel de la poterie rurale.

Le Cuir : de chèvres, de chameaux, sera la base d’un artisanat coloré, selles, babouches.

Les bijoux berbères : en argent ou en bronze, ils sont d’une exceptionnelle pureté avec des dessins géométriques et parfois floraux.

IV/ Musiques et danses
La musique berbère
Elle exprime principalement, au rythme résonnant du bendir, la nature enchanteresse de la campagne.
Les chants et danses des tribus rurales sont de véritables spectacles riches de poésie.
Souvent de nuit, autour de grands feux ; ces chants et danses se déroulent à l’occasion de fêtes : hommes et femmes y exposent leurs plus beaux atours et leurs bijoux.

L’Ahwach.
En cercle, hommes et femmes dansent sur des rythmes berbères cadencés au son du Tambour. L’ensemble est dirigé par un raïs.

La guedra : C’est une danse ancienne qui met en avant la grâce et la beauté naturelle des femmes. La danseuse agenouillée, évolue au rythme d’un large tambour et effectue des mimiques de la vie quotidienne.

La Taskiwine : Vous y découvrirez l’art de faire vibrer les épaules sous le rythme des taârijas.

Le Tissint : Comme la célébration d’un rite, les femmes et les hommes se lèvent à la danse : c’est la danse du poignard.

Les Gnaouas : Il dansent les Kuyas et chantent en dialecte arabo-africain au son du Hajhouj du Tbel et l’graquels, ils invoquent saints et esprits.


Dar Infiane - Tata - Vieille demeure restaurée
Publié le : 19 Février 2007
Sis à Douar Indfiane, (Le douar étant le rassemblement de maison d'une même famille, d'une même tribu correspondant au village européen) Dar Infiane est une vieille demeure de quelques siècles surplombant la Palmeraie familliale qui longeait l'Oued Tata.

De cette ruine à pu renaître une demeure patrimoniale mettant en avant culturellement et cultuellement toutes les finesses que pouvaient faire valoir les anciens en tenant compte (comme pour maintenir l'équilibre nécessaire à la survie en Oasis), de chaque endroit, chaque rayonnement, chaque percée des visions aux alentours comme pour gérer temps, température et rythme de vie.
Huit chambres de tout confort attendent le visiteur pour mieux le porter au matin au gré de ses terrasses à la découverte des espaces et du mobile vivant des femmes en palmeraie, au soir pour la variété des couleurs de ses couchers de soleil.
Après les grands espaces, les longues distances, les zones désertiques, Dar Infiane saura vous transmettre le mystère de ses lieux intravertis des patios comme de ceux extravertis de ses terrasses !



Tata - Anti Atlas - Couleurs de la Porte du Sud
Publié le : 19 Février 2007
Que l'on s'y rende à partir de Marrakech, Agadir, Ouarzazate, on sera toujours surpris, quelque soit la saison, de la diversité des couleurs dans les tons pastels, ocre jaune, ocre rouge et de toutes les variantes dans les marrons et verts que vous offriront paysages panoramiques, végétation selon les saisons et ce malgré le fait que l'on circule à travers les montagnes de l'Anti Atlas, désert et oasis !
Les couchers de soleil frappant le Jbel Bani pourront varier dans la demi heure précédente de l'ocre jaune à l'ocre rouge et au pourpre !

Si vous rajoutez à cela les couleurs des habits traditionnels que vous découvrirez l'après midi avec les habits des femmes regroupées et variant de villages en villages vous comprendrez l'appel que la nature peut faire aux photographes et curieux d'un retour au calme dans cette région de Tata !
Les grands espaces mais aussi les panoramas changeant à chaque contour n'arrêteront pas de vous surprendre !
Je ne vous ai rien dit du regard et des sourires des populations villageoises ! Pour cela vous devez vous y rendre pour vous en rendre compte vous même.



Que faire pendant sept jours lorsque l'on arrive à Ouarzazate
Publié le : 13 Janvier 2007
Selon ses propres moyens diverses solutions se présentent à nous: par bus, en 4*4, par avion léger, en quad, en VTT ! Vous pouvez en passant par Skoura, gorges du Dades, du Todra découvrir beauté des palmeraies, couleurs du sud, saveurs d'un tagine ou couscous à tous prix , pour toutes les bourses ! Aprés un coucher de soleil garanti à Tinigh il vous sera possible de vous rendre par Errachidia et par la vallée luxuriante du Ziz sur Erfoud. Là vous pourrez y découvrir Ksar puis les dunes de Merzouga avec la magie des couleurs des cochgers et lever de soleil. Aprés ue ballade à dos de dromadaire vous pourrez aller découvrir l'Ecomusee d'El Fida (Kasbah finement restaurée et bien pourvue d'objets authentiques musulmans, juifs).

De là par route de tazzarine et Nkob vous vous rendrez sur Zagora où vous y découvrirez les millions de palmiers, ses couleurs.
A dos de dromadaires, en 4*4, en moto, il vous est possible de traverser les dunes de Chigagas, le lac asséché Irik. Vous vous retrouverez en passant par Foum Zguid aux cascades de Tissint où vécu charles de Foucauld en 1863 et 1864.
Il y écrivit une partie de son livre reconnaissance du Maroc. Il décrivit ces lieux comme le paradis sur Terre.
Un bivouac à Akka Nait Sidi vous permettra d'y trouver le mythe du désert.
Puis vous pouvez vous rendre sur Tata, d'où vous pourrez allez découvrir un Agadirpar la route panoramique du canyon de Tagmout à Ait Kin (40km) , ancien coffre fort communal toujours en activités ! Etonnement garanti. Au retour vous pouvez faire une bonne petite marche aux grottes et cascades sèches de l'Oued Tata.
Vous pourrez passer une nuit à Dar Infiane Maison restaurée dans un ancien douar authentique. Vous pourrez par le circuit de la palmeraie découvrir la gestion de l'eau d'une palmeraie vivrière avec son horloge à eau, ses femmes aux champs et le sourire de cette rencontre.
Par la route d'Issafen, d'Igherm et de Taliouine vous pourrez découvrir les fantaisie géolopgique de l'Anti Atlas.
A Taznaght au retour sur Ouarzazate vous pourrez, par les quelques coopératives de tapis qui vous y invitent, découvrir la beauté des tapis Zanaga de Taznaght.
Par ces routes vous aurez découvert Kasbah, palmeraie et une population avec qui la rencontre est toujours riche de souvenirs !

Il vous aurait également été posible d'y voir des gravures rupestres, des dromadaires et que sais je encore. Une route de bonheur qui ne s'oublie pas.

Simon



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